Billy Elliot

Voilà un film réjouissant sur la question du désir et du «être soi-même» : «Always be yourself» écrivait la mère de Billy dans la lettre qu’il devait ouvrir pour ses 18 ans. Billy fait triompher son expression personnelle malgré les obstacles qui se dressent sur sa route, il vole comme un oiseau ou comme l’électricité, dans le dernier saut à 25 ans comme dans les premiers qui ouvrent le film, lorsqu’il a 11 ans.

Commentaire : 

Nous sommes en 1984, au cœur des années Thatcher, dans le comté de Durham en Angleterre. Mineurs de père en fils, les Eliott sont aussi boxeurs et se transmettent leurs gants de boxe et une vie difficile au fond de la mine. Billy vit avec son père, son frère aîné et sa grand-mère paternelle. La mère est décédée l’année précédente. Tout le film sera construit à trois niveaux: les bouleversements sociaux contemporains, ceux de la famille et ceux qui agitent Billy individuellement. Le succès du film tient à l’habile tressage et à l’interpénétration de ces trois réalités traversées par le conflit entre les forces d’actualisation de soi et les forces répressives. L’espoir est généré par la capacité de Billy de vivre son rêve, qui implique à la fois un dégagement d’un destin social et familial pré tracé, ainsi que la mise en place d’une solide voie sublimatoire

Le commentaire de ce film est fait par Martin Gauthier, psychiatre, psychanalyste, membre de la Société et de l’Institut psychanalytique de Montréal.

By | 2018-06-08T18:14:45+00:00 5 mai, 2006|Cinéma|0 Commentaires

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